Contact | Newsletter | Créer votre compte
(Mise à jour 17:45) Epidémie de choléra dans le nord de la Zambie Neuf Palestiniens meurent de grippe H1N1 en Cisjordanie Pakistan: un sirop contre la toux toxique tue 24 personnes Greffe simultanée de cinq organes: mise au point de l'Académie de chirurgie Un meilleur usage du médicament économiserait 500 milliards de dollars Aluminium dans les vaccins: nouvel apppel aux autorités sanitaires Les secrets dévoilés de l'intestin irritable OGM: Séralini accuse l'autorité sanitaire européenne de faute professionnelle Cholestérol: rappel de génériques de Lipitor aux Etats-Unis Le virus de la variole détecté dans un corps gelé en Sibérie Coronavirus: quatre nouveaux cas d'infection, selon l'OMS Attention aux collyres pour les tout-petits Les hépatites virales mal combattues malgré un million de victimes par an Méningite B : un premier vaccin autorisé en Europe Sida: l'ONU donne des raisons d'espérer Surconsommation d'antibiotiques: mieux encadrer les prescriptions Soudan: vaste campagne de vaccination contre la fièvre jaune au Darfour France - Une partie du monde médical en grève Le Brésil va tester un moustique vacciné contre la dengue La pneumonie, principale cause de mortalité infantile selon l'Unicef
  Home > Actualités médicales > INTERVIEW
 

VIH : le traitement préventif ne remplace pas le préservatif


0 Imprimer l'article    Envoyer à un ami

L'agence américaine du médicament vient d'autoriser la prise de Truvada, un antirétroviral, pour se protéger contre le sida. Allons-nous y venir en France ? Le point avec le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida.

LE FIGARO. - La FDA, l'agence américaine du médicament, vient d'autoriser le Truvada à titre prophylactique? Pourrait-on assister à la même chose en France?

Jean-François DELFRAISSY.- Pour que le Truvada soit autorisé pour les personnes non infectées comme traitement préventif et non plus seulement pour soigner les séropositifs, il faut que le laboratoire Gilead qui le fabrique dépose une demande d'autorisation de mise sur le marché auprès des agences du médicament française (ANSM) et européenne (EMA).

J'ai moi-même rencontré des représentants de Gilead la semaine dernière, ils n'envisageaient pas de le faire avant début 2013. Sachant qu'il y a un délai incompressible de quatre à cinq mois pour que les agences rendent leur avis, il ne devrait rien se passer avant la fin du 2e trimestre 2013. Ceci dit, Gilead pourrait accélérer ses intentions après l'autorisation accordée par la FDA hier.

En France, le Truvada fait l'objet d'un essai clinique, appelé Ipergay, conduit par l'ANRS. Quelle est sa spécificité?

Les études publiées jusqu'à présent sur l'efficacité du Truvada en préventif s'appuyaient sur un traitement pris en continu, tous les jours. Mais cette méthode pose plusieurs questions: celle de l'observance avec la difficulté qu'il y a à prendre un médicament quotidiennement sans l'oublier, celle des effets secondaires qui risquent d'atteindre des personnes qui ne sont pas malades, et celle du coût.

Nous avons donc souhaité conduire un essai pour comparer l'efficacité d'un traitement préventif pris «à la demande», selon les besoins. La personne prend son traitement pendant trois jours (le jour de la prise de risque, la veille et le lendemain). C'est le seul essai de ce type dans le monde.

Mais cela exige quand même de pouvoir prévoir que l'on va prendre un risque. Pensez-vous que cela soit applicable concrètement?

Je l'ignore. C'est précisément ce que nous verrons dans la phase pilote d'Ipergay en cours.

À quel niveau d'avancement en êtes-vous?

L'ARSN finance la phase pilote lancée fin février. Nous avons recruté 110 volontaires, des homosexuels qui prennent des risques, grâce à l'aide de notre partenaire, l'association AIDES. À ce rythme, nous devrions atteindre notre objectif de 300 participants d'ici à la fin de l'année comme prévu.

En France, qui prend la décision de la façon dont un médicament doit être pris - en l'occurrence, en continu ou à la demande?

Ce sont les deux agences du médicament, l'ANSM et l'EMA. Elles s'appuient pour cela sur les études scientifiques existantes. C'est pourquoi nous espérons pouvoir rapidement présenter des résultats d'Ipergay pour enrichir le débat.

Ipergay a suscité des critiques: certains estiment que c'est une perte de temps puisqu'on dispose déjà d'un excellent mode de protection, le préservatif, d'autres craignent que les volontaires à qui l'on administre un placebo, ne le sachant pas, prennent encore plus de risques en se croyant protégés…

En aucun cas, nous ne pensons ni ne souhaitons que le Truvada puisse remplacer le préservatif, ce serait une aberration! Ce que nous cherchons à étudier, c'est l'efficacité d'une prévention combinée médicament+préservatif+dépistages.

Les volontaires d'Ipergay sont d'ailleurs très entourés et sensibilisés à ces questions. Par ailleurs, les essais cliniques précédents conduits auprès d'homosexuels et de couples hétérosexuels sérodiscordants (l'un séropositif, l'autre pas) ont montré que les participants, étant mieux encadrés et informés, ont globalement pris moins de risque pendant cette période.


Source :   Le Figaro   | Lire à la source
Posté par Asirem 2012-07-17 à 20:57:19   


0 Imprimer l'article    Envoyer à un ami

  

    Vos Commentaires       ( 0 commentaires )    Connectez-vous et laissez vos commentaires.

Page :

Partenaires
&
Amis d'Actumed

Actualités médicales Formation médicale Autres rubriques
© 2009-2012 / ACTUMED Tous droits réservés