Un de mes patients atteints de la maladie de Parkinson m’a demandé s’il pouvait espérer guérir un jour. J’aurais tant voulu lui répondre oui!
Malheureusement, on ne peut guérir de cette maladie, mais plusieurs traitements peuvent en diminuer les symptômes.
Cette maladie est plus fréquente chez les gens après 50 ans, et plus d’hommes que de femmes en sont atteints.
C’est une maladie dégénérative du système nerveux qui entraîne une perte de contrôle des muscles. Ordinairement, nos mouvements sont régis par la dopamine, substance chimique qui fait voyager les signaux entre les neurones du cerveau. Mais chez certaines personnes, les cellules nerveuses qui sécrètent de la dopamine meurent lentement et progressivement, entraînant les symptômes de parkinson.
Le premier signe de la maladie de Parkinson est, assez souvent, un tremblement de la main qui peut toucher, plus tard, les bras et les jambes. Ces tremblements apparaissent surtout au repos ou lors d’un épisode de stress.
On peut noter une fatigue, une lenteur dans les mouvements, des problèmes d’équilibre, une rigidité musculaire et des gestes saccadés… Puis apparaissent une élocution plus lente, une difficulté à écrire, et même la dépression.
Les médicaments disponibles actuellement imitent les effets de la dopamine dans le cerveau et soulagent de nombreux symptômes. Mais ils ont leur lot d’effets secondaires.
En ce qui touche le côté chirurgical, certains parkinsoniens peuvent bénéficier de ce qu’on appelle la stimulation cérébrale profonde. Cette technique consiste à implanter deux petites électrodes dans le cerveau, branchées à une sorte de stimulateur qui délivre un courant électrique continu. Ce courant court-circuite les signaux anormaux et diminue certains symptômes tels que les tremblements et la rigidité.
Dans les traitements dits « expérimentaux », des recherches sont en cours en ce qui a trait à la greffe de cellules dopaminergiques foetales et la thérapie génique. On espère beaucoup des résultats de ces recherches.
Et vous, croyez-vous en la recherche?
Johanne Blais